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Né le 14 février 1932 à PLOUGUERNEAU, Gabriel TYGREAT est ordonné prêtre le 21 décembre 1961.

Il part pour la Birmanie le 10 avril 1962.

En 1966 les graves problèmes politiques de la Birmanie, l’obligent à revenir à Paris. Puis il repart en THAILANDE le 29 août 1967.

En 1974, le Père TYGREAT revient dans sa famille à GUIPAVAS passer quelques jours de repos. A l’ancienne salle du  patronage, le Père projette un diaporama sur sa vie au milieu du peuple Karen et montre la grande pauvreté de ces gens.

Yves BOULIC (secrétaire de mairie et reporter au Télégramme) et Henri PAILLER proposent aux auditeurs présents de donner 5 francs chacun et répondre ainsi à la première demande du Père.

A la suite de ce premier élan de solidarité, l’association SECOURS DES HOMMES est née, les statuts  seront déposés en sous-préfecture de BREST en février 1974.

Très vite, les Guipavasiens se sensibilisent et financent les projets que le Père met en place : l’école de CHONGKEB, le centre d’éducation Karen, l’école de CHAULOTE, les maisons de POPRA, l’achat de voitures, de nattes de couchages, de moustiquaires et même d’une rizière. En effet, les effectifs ne cessent de grandir, les besoins en nourriture sont considérables ; cuisinières et enseignants ne suffisent plus, des cultivateurs deviennent indispensables pour faire vivre toute cette belle communauté.

 Les enfants atteignent les 260 chez lui et sont plus de 600 avec les écoles de brousse* car les demandes sont nombreuses et il ne peut se résoudre à dire non. Le Père TYGREAT est heureux. Il partage sa vie quotidienne avec les enfants, leur apprend avec l’éducation à gagner confiance en eux.

 La première nécessité est de leur apprendre le thaï. Petit, lui-même était confronté à ce problème de langues, il ne connaissait que le breton. Il se sera bien rattrapé puisqu’il connaîtra l’anglais, le thai, le birman, le karen et différentes nuances de ce dernier.

Il rend de nombreux services aux villageois, leur apprend à cultiver, à élever des animaux domestiques. En faisant ses courses, il prend les villageois dans son pick-up pour les envoyer en ville. Sa voiture sert de taxi, d’ambulance, de corbillard… C’est la seule voiture sur des kilomètres à la ronde. En 1974, il n’y a pas de route. Seules quelques pistes de terre sont confectionnées. Parfois, pour se rendre dans les villages éloignés il marche des heures et des heures dans la brousse car la piste ne va pas jusqu’au bout. Depuis l’état a fait de très gros efforts de communication. De nombreuses routes existent, tous les villages sont reliés. Il reste parfois quelques ponts de bambous qui ne résistent pas aux moussons mais la volonté de ce pays et de ses habitants est telle que quelques jours après un nouveau pont est en place.

 

En 1999, il rentre en France pour des raisons de santé. Il se retire à la maison de retraite des Pères missionnaires de Saint Jacques à GUICLAN.

Il n’est pas une semaine sans que sa famille ne lui rende visite.

 

Aujourd’hui, le Père TYGREAT a rejoint les membres de sa famille et ses amis disparus dont Jos GUILLOU (son plus proche ami missionnaire) emporté par la maladie.

Il nous montre le chemin de la générosité pour ce peuple qu’il aimait tant.

 

Aménagement par Secours des Hommes de la rivière à Chongkeb, utilisée pour se laver, faire la lessive, pêcher...

* Aujourd’hui, le Père Olivier PRODHOMME qui lui succède à dépassé depuis longtemps ces chiffres. Les demandes sont nombreuses et il ne peut les satisfaires faute de moyen suffisant.

 
     
         

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